SOCIAL MEDIA

mardi 21 février 2017

Alerte SPM | Comment rendre ces jours moins pénibles


Etre une femme, ce n'est pas facile tous les jours. Entre la pression constante de la société, l'hypersexualisation dans les médias, le harcèlement de rue qui touche 1 femme sur 2 en France et toutes les inégalités présentes au quotidien, il y a également certaines manifestations physiologiques qui ne nous facilitent pas la vie. Malheureusement, les règles, ça reste encore un sujet tabou. Certes, les choses commencent à changer petit à petit, mais force est de constater qu'on n'en parle pas assez, ne serait-ce que du syndrome prémenstruel (SPM) qui a pendant trop longtemps été ignoré, voire moqué. Il s'agit pourtant d'un problème relativement courant, qui peut parfois devenir un vrai calvaire. Alors que faire pour ne pas laisser ces quelques jours précédant les règles nous gâcher la vie? Comment se sentir un peu mieux?



Mais au fait, c'est quoi le SPM? Ce terme recouvre un groupe de symptômes, autant émotionnels que physiques, qui surviennent chez certaines d'entre nous environ une semaine avant les règles. Parmi ces symptômes on retrouve l'anxiété, l'irritabilité, une fatigue prononcée, un sentiment de colère ou une sensibilité exacerbée, des sautes d'humeur, ainsi que des troubles de sommeil, une augmentation de l'appétit (ou l'inverse) des maux de tête et de dos, des douleurs abdominales, des problèmes cutanés... bref, un bien joli bouquet de symptômes qui accompagne l'arrivée des règles. Bien évidemment, toutes les femmes ne sont pas concernées et certaines le vivent mieux que d'autres. Il y a également des mois où le SPM nous laisse un peu de répit... avant de redoubler d'intensité le mois qui suit. Quelle en est la cause? La cause exacte demeure inconnue et bien qu'on ait pendant longtemps considéré que c'était dû à un déséquilibre hormonal, on tend aujourd'hui à penser que le SPM est causé par une sensibilité aux taux de l'hormone progestérone au cours du cycle menstruel. En effet, quelques jours après l'ovulation, le niveau de progestérone se met à augmenter et c'est généralement à ce moment là que surviennent les symptômes.

1) Prendre soin de soi 

Dépendant de la sévérité de vos symptômes et de ce que vous aimez faire en général, prendre soin de soi peut signifier plusieurs choses. Vous pouvez par exemple vous organiser une soirée cocooning où vous ressortirez votre plaid préféré, un gros chocolat chaud et un bon film (ce que personnellement, j'aime appeler the power of three). Autre possibilité, se chouchouter de la tête aux pieds en se faisant couler un bon bain à la lueur des bougies histoire d'être complètement détendue, se faire un masque pour le visage, s'exfolier la peau avant de se tartiner tout le corps d'une crème hydratante délicieusement parfumée. Ce sont des petites choses qu'on ne ferait pas forcément pendant les règles, alors pourquoi s'en priver tant qu'elles ne sont pas encore là? Bon, si tout comme moi, il y a des mois où tout ce que vous voulez faire, c'est de rester au lit toute la journée, alors faites le. Vous avez le droit d'avoir la flemme, de ne pas être bien, de ne pas faire semblant que ce n'est pas le cas. Il est important d'apprendre à écouter son corps et de lui apporter ce dont il a besoin. 

N'hésitez pas non plus à en parler à vos proches afin de leur faire comprendre comment le SPM vous affecte; je comprends que cela puisse encore être un sujet difficile à aborder, mais si on ne fait pas le premier pas, qui le fera? Après tout, il n'est pas question d'un caprice et il n'y a aucune honte à en parler, surtout si cela peut éviter les discordes et les incompréhensions. Vous avez besoin d'espace et de calme mais vous ne voulez pas vexer les personnes qui vous sont chères? Il n'y a rien d'affreux à vouloir être seule quand vous n'êtes pas au top de votre forme, du moment que ça vous fait du bienExpliquez leur. Il en va de même pour les piques en tout genre et les blagues du genre "Beh alors, t'as tes règles ou quoi?" auxquelles on a toutes eu droit, au moins une fois dans notre vie (même mon frère a dû me la sortir celle-là) - faites simplement comprendre à ceux qui trouvent ce genre de blagues drôles que c'est sexiste, réducteur, et que le SPM est un vrai trouble qui n'existe pas dans le but de renforcer les clichés misogynes. Bref, prendre soin de soi, ça veut aussi dire y mettre du sien afin de créer un environnement sain et ne pas tolérer les comportements qui vous mettent mal à l'aise ou vous blessent.

2) Surveiller son alimentation 

Attention, cela ne veut en aucun cas dire que vous devez vous imposer un régime draconien et commencer à vous priver de tout ce qui peut vous faire plaisir. Au contraire, se faire plaisir est important et avec les envies de sucre et de gras qu'on peut avoir pendant le SPM, se fixer des limites peut avoir l'effet inverse à celui désiré et vous rendre encore plus frustrée et contrariée. Il s'agit plutôt de prendre quelques mesures afin d'être moins embêtée pendant cette période et il ne faut pas le voir comme une contrainte. Essayez simplement de réduire votre consommation de caféine, alcool et mauvais sucres; choisissez de sucrer vos boissons avec du sirop d'agave plutôt qu'avec du sucre "ordinaire", mangez plus de fruits et de légumineuses riches en glucides lents et fibres alimentaires... N'abusez pas de sel (ce n'est déjà pas bon en temps normal!) car le sodium peut causer la rétention d'eau, et préférez manger par petites portions plusieurs fois dans la journée - cela vous évitera de vous sentir encore plus ballonnée et de surcharger l'estomac, ce qui diminuera l'intensité des crampes menstruelles. Les problèmes de peau étant assez courants en période de SPM, il va sans dire qu'il faut réduire au maximum, voire arrêter, les produits laitiers si vous en êtes friandes, car ils sont bourrés d'hormones et favorisent l'acné. En plus d'engendrer une souffrance inutile, de normaliser l'exploitation des animaux non-humains, ils ne sont en aucun cas bénéfiques pour notre peau (ni bénéfiques tout court, contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire) alors qu'attendez vous pour passer aux boissons végétales, si ce n'est pas déjà fait?

3) Consulter un spécialiste

Comme déjà mentionné plus haut, il y a des femmes qui n'en souffrent pas, mais il y a également celles à qui le SPM peut réellement gâcher la vie. Si certains symptômes persistent sans que les bonnes habitudes n'y changent rien, voire redoublent d'intensité, il ne faut pas hésiter à consulter un spécialiste, qu'il s'agisse de votre sage-femme/gynéco, de votre médecin généraliste ou d'un psychiatre, car il existe des traitements qui peuvent vous aider. De plus, ces symptômes peuvent cacher des problèmes de santé bien plus "graves". Si par exemple, vos règles sont trop douloureuses, trop abondantes ou durent trop longtemps, cela peut venir d'une maladie telle que l’endométriose. Néanmoins, et pour être passée par là un peu trop souvent, il est important de trouver un médecin qui sera à l'écoute de vos besoins. N'oubliez pas qu'à la fin, c'est vous et seulement vous qui prenez les décisions et que personne n'a le droit de vous forcer à suivre un traitement que vous supportez mal, ou dont vous ne voulez pas, tout simplement. La prise de la pilule, par exemple, peut camoufler les symptômes du SPM, puisque les saignements provoqués par la pilule sont des "règles artificielles", néanmoins il serait raisonnable de ne pas y avoir recours sans avoir envisagé toutes les autres solutions (dans la mesure du possible) car elle n'est aucunement bénéfique pour la santé, l'environnement, et pose un réel souci de conscience pour les vegans car elle est testée sur les animaux.

Si le SPM pose de réels problèmes dans votre quotidien, vous n'avez pas à le subir - demandez l'aide à un spécialiste de santé. Si vous êtes comme moi et passez simplement une semaine peu sympa par mois, prenez le temps d'écouter votre corps et lui apporter ce dont il a besoin; qu'il s'agisse de repos, de "chouchoutage" ou de quelques gourmandises (en évitant les sucres transformés). Allez, courage les filles! ♡

Enregistrer un commentaire